La Sucrière depuis le quai Rambaud

Confluence, les 10 bâtiments à voir

Le territoire de Lyon Confluence couvre une superficie de 150 hectares qui s’étend depuis la Gare de Perrache jusqu’à la pointe de la presqu’île, là où la Saône rejoint le Rhône. C’est probablement l’un de ces quartiers qui vous viennent en tête lorsqu’on évoque l’architecture contemporaine puisque nombre des bâtiments qui le composent ont été grandement médiatisées.

Nous avons sélectionné pour vous 10 bâtiments qui valent le détour. Bien que vous en ayez probablement déjà aperçu certains, cet article vous réserve encore quelques surprises… Et si vous n’avez jamais mis les pieds sur la pointe sud de la presqu’île, vous trouverez ici de quoi vous guider pour votre prochaine escapade.

Des plus extravagants aux plus discrets, des logements jusqu’au musée, la Confluence n’a pas fini de vous surprendre. Cet article se veut représentatif de la diversité de la production architecturale contemporaine face aux enjeux que représente l’émergence d’un nouveau morceau de ville.

Le Monolithe – MVRDV, P. Gautier, M. Gautrand, ECDM, Erik van Egeraat, West 8

Après les pastilles de lavage, voici le bâtiment 5 en 1. Non, l’énumération ci-dessus n’est pas un code secret mais bien la liste des équipes ayant œuvré sur ce seul bâtiment. C’est donc un monolithe fractionné qui comprend cinq opérations différentes aux gabarits similaires qui ont été littéralement collées les unes aux autres. Les fragments aux traitements volontairement distincts sont unifiés par une cour centrale conçue par l’agence de paysage West 8. Mention spéciale à la rampe d’accès côté Nord quelque peu atypique.

Le monolithe, collage urbain percé de centaines de fenêtres

La cour intérieure du monolithe animée par la diversité des façades

La façade sud du monolithe creusé

Photos: Philippe Ruault

Lyon Islands – Studio Fuksas & Amantea Architectes

On reste au Nord de la darse avec trois façades distinctes qui arborent des terrasses dont la superficie est presque de l’ordre du jardin. De l’aluminium laqué gris, des pixels, du bleu Klein, là aussi on assiste à un festival de revêtements pour cette opération qui se prolonge en cœur d’îlot. Au total, elle comprend douze bâtiments de logements hauts de gamme dont plus de la moitié ont été réalisés par les architectes italiens du Studio Fuksas.

Lyon Islands vu depuis le quai opposé

Un bâtiment au nord de l'îlot en aluminium laqué

Les reflets de l'aluminium sur la façade pixeliséePhotos: Studio Fuksas

Oasia – Clément Vergely Architectes

En quittant le quai pour atteindre le parc en cœur d’îlot, un bâtiment surprend par sa sobriété au milieu de toutes ces formes et couleurs. Clément Vergely n’a même pas 40 ans lorsqu’il livre ce projet de 40 logements aux façades de béton brut. Le bâtiment est fractionné en sept volumes dans lesquels il n’y a toujours qu’un seul appartement par étage. Une superposition de maisons individuelles, en somme. La tonalité chaude des volets en mélèze contraste avec la rigueur du béton pour un ensemble des plus élégants.

La rigueur des sept volumes de logements reliés par des terrasses

La radicalité du béton et l'animation du mélèze

Détail de façade où le mélèze dialogue avec le béton brut
Photos: Clément Vergely Architectes

 

Moi aussi je veux de l'architecture de qualité !

 

 

 

Amplia – Lipsky + Rollet Architectes

Si vous remontez encore un peu plus au Nord, vous tomberez sur un bâtiment aux façades complètement vitrées dominé par une surtoiture qui accueille des panneaux photovoltaïques. Le ton est donné, Amplia présente un concentré de solutions techniques mais avant tout architecturales qui lui permettent de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Les panneaux des loggias composés de lames de verre orientables permettent de créer l’effet d’une serre en hiver et de ventiler en été. Les appartements aux surfaces suffisantes sont également traversants afin d’optimiser le confort d’été.

Les loggias animées du bâtiment à énergie positive Amplia

Les panneaux des loggias animent la façade et assurent le confort thermique

Vue depuis l'intérieur d'une loggia avec ses panneaux de lames de verre orientablesPhotos: Lipsky + Rollet architectes

 Pôle de loisirs et commerces – Jean-Paul Viguier Architecture

De l’autre côté de la darse se trouve un gigantesque complexe revêtu de bois clair et couvert par une toiture matelassée portée par une structure métallique. Il accueille entre autres une centaine de commerces, un cinéma multiplexe, un hôtel et des restaurants. La traversée du site par un viaduc ferroviaire a donné lieu à un fractionnement du programme et à la mise en place d’un espace de déambulation libre et complètement extérieur. Les architectes ont donc ici pris le contrepied du centre commercial traditionnel pour proposer un espace plus ouvert et lumineux.

La rue intérieure du centre commercial est extérieure et éclairée naturellement

La terrasse complètement ouverte offre des vues sur le quartier

Le cinéma multiplex du pôle de commerces et loisirsPhotos: Viguier Architectes

Le Cube Orange – Jakob & Mac Farlane

En rejoignant le quai Rambaud qui longe la Saône, un drôle d’objet attire l’attention. Le Cube Orange est l’un de ces bâtiments que vous avez forcément déjà vu même si vous n’êtes pas lyonnais. Le plus spectaculaire n’est pas sa couleur si vive mais bien son creusement sphérique qui apporte de la lumière naturelle à la totalité du bâtiment. Un second creusement abrite l’entrée face au fleuve en faisant écho aux arches des Salins du Midi auxquelles le cube s’accole. Il abrite le siège du Groupe Cardinal ainsi que le showroom du distributeur de mobilier contemporain RBC dans lequel vous pourrez trouver, entre autres, les fameuses chaises Eames.

Le creusement sphérique du Cube Orange

La terrasse sur le toit du Cube Orange

Vue sur le showroom RBC à travers les perforations de la résille métallique
Photos: Nicolas Borel

Siège d’Euronews – Jakob & Mac Farlane

Si vous êtes daltonien, vous risquez d’avoir l’impression de voir double. Pourtant ce sont bien deux bâtiments différents situés sur le même quai à 500m de distance que les architectes Jakob & Mac Farlane ont conçu. Ces derniers justifient le choix du vert par une analogie avec la couleur de l’eau qui n’est pourtant, et heureusement, pas si vive. Cette fois-ci, le motif de la résille métallique en façade est le fruit du travail de l’artiste Fabrice Hyber, connu pour ses installations avec des bonhommes… verts.

Le regard inquiétant du siège d'Euronews

Le bloc vert est évidé par deux spirales qui mettent en scène des terrasses

Détail de la double-peau métallique dont le motif a été dessiné par Fabrice Hyber
Photos: Nicolas Borel

 Entrepôt des Douanes – Wilmotte & Associés

Entre les deux cubes colorés se succèdent d’anciens entrepôts parmi lesquels celui des douanes, réhabilité et transformé par l’agence parisienne de Jean-Michel Wilmotte. Le bâtiment accueille désormais des galeries d’art, des commerces, des bureaux ainsi qu’un restaurant. Ses façades ont été unifiées par un caillebotis de métal laqué noir qui accentue le contraste entre plein et vides. Des balcons câblés animent l’ensemble et offrent des espaces extérieurs sur chaque plateau.

Le revêtement noir intrigant de l'entrepôt des douanes

Les balcons suspendus de l'entrepôt des douanes

La façade en caillebotis et les plateaux intérieurs complètement ouvertsPhotos: Wilmotte & Associés

La Sucrière – ATLAS Architecture & Z Architecture

Un peu plus loin apparaît un silo de béton qui arbore fièrement en lettrages de 3m de haut, la mention « gauche ». Nous voilà devant la Sucrière, entrepôt des années 1930 transformé en espace culturel comprenant un musée, des bureaux ainsi que le club Le Sucre sur le toit qui s’est déjà forgé une réputation nationale. Un motif de carrés gris penchés dynamise la façade sur laquelle on retrouve une nouvelle fois d’élégants balcons suspendus. A l’intérieur, c’est l’aspect brut et industriel qui domine les vastes plateaux.

La Sucrière depuis le quai Rambaud

Les larges espaces d'expositions de la Sucrière

Le Sucre, un club sur le toitPhotos: Michel Denancé

Musée des Confluences – Coop Himmelb(l)au

Enfin, comment ne pas terminer par ce vaisseau dont chacun a déjà beaucoup (trop ?) entendu parlé. Le Musée des Confluences se situe à l’extrémité Sud de la presqu’île comme un symbole qui matérialise la rencontre des deux cours d’eau mais aussi comme un signal de l’entrée sud de Lyon. Ce bâtiment colossal assume pleinement son statut d’objet formel qui a essuyé de nombreuses critiques, notamment par rapport à son coût. Nous y avons déjà consacré un article que vous pouvez retrouver ici.

Le Musée des Confluences, rencontre d'un cristal et d'un nuage

La rampe qui parcourt le hall du musée

Les formes spectaculaires du hall du Musée des ConfluencesPhotos: Sergio Pirrone

2 Comments
  • Studio dans votre jardin Woodyloft

    8 juin 2017 at 20 h 49 min Répondre

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  • […] Ma famille est moi nous sommes donc arrêtés deux jours sur Lyon, pour rendre visite à ma cousine et son copain qui y vivent. Nous avons découvert le quartier, qui est agréable et très moderne. Les bâtiments sont tous construits dans un style différent et qui sont l’oeuvre de plusieurs architectes. Je vous conseille de faire un tour sur cette page : Architecture de la Confluence […]

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